De Géza von Radványi, Allemagne, 1958, version originale sous-titrée en français, 95 min
Après la mort de ses parents, la jeune Manuela von Meinhardis(RomySchneider)est envoyée dans un pensionnat où l'éducation est régie par la discipline prussienne. À la recherche désespérée d'amour et de chaleur, Manuela(Lilly Palmer)commence à éprouver des sentiments particuliers pour la seule enseignante humaine,Fräuleinvon Bernburg...
Nous vous donnons rendez-vous en 2027 pour une nouvelle série de films.
L'épopée héroïque et méconnue d'une jeune résistante pendant la Seconde guerre mondiale.
En 1934, à l'âge de douze ans, en Autriche, Melanie Berger entre
dans la résistance au fascisme.
En 2026, à l'âge de cent quatre ans, en France où elle vit désormais,
elle continue à nous appeler au combat.
Ce livre raconte son histoire hors norme, faite de luttes et de persécutions, d'emprisonnements et de fraternité, d'amour et de liberté.
Son destin, à la fois héroïque et méconnu, est celui d'une femme qui s'est révoltée.
Melanie Berger a douze ans lorsqu'elle rejoint les combattants des barricades lors de l'insurrection de février 1934 à Vienne. Treize quand elle parcourt la ville la nuit pour y placarder des affiches
contre les nazis.
À seize ans, lorsque Hitler annonce l'annexion de son pays au Troisième Reich, elle n'a d'autre choix que de fuir. De l'Autriche à la France en passant par la Belgique, son périple sera celui d'une combattante de l'ombre.
Finalement arrêtée en 1942 pour son appartenance à un groupe de résistants, elle est condamnée à quinze ans de prison. Dans les geôles de Montauban, Toulouse puis Marseille, elle endure les coups, l'isolement et la peur.
Elle retrouvera la clandestinité après une évasion audacieuse en 1943 et restera une messagère de la Résistance jusqu'à la fin de la guerre. La Petite Main de la Résistance est le récit de cette exceptionnelle histoire.
Worpswede, 1900. Dès leur première rencontre, Paula Becker et Otto Modersohn ressentent une connexion particulière. Leur passion commune pour la peinture se transforme en grand amour. Lorsqu'ils se marient, leur union est loin des modèles courants de l'époque. Une relation aux couleurs vives, riche en contours et marquée par des traces de conflits. À l'image des tableaux de la jeune femme qui s'empare courageusement de la vie et qui entrera dans l'histoire de l'art sous le nom de Paula Modersohn-Becker. Contre toute attente, elle vit sa vision de l'épanouissement artistique et son idée romantique du mariage et de l'amour.
Une coopération avec l'Université du Temps Libre Marseille. Le film sera projeté en version originale avec sous-titres français.
Avec l’Université du Temps Libre, nous invitons Alexandre Pateau, traducteur de la Correspondance 1900-1907 entre Rainer Maria Rilke (1875-1926) et Paula Modersohn-Becker (1876-1907), à paraîtreaux éditions Zoé. À l’occasion du centenaire de la disparition du poète et du 150e anniversaire de la naissance de la peintre Paula Modersohn-Becker, l’une des représentantes les plus précoces du mouvement expressionniste dans son pays, Alexandre Pateau nous offre un aperçu de leurs échanges amicaux et intellectuels.
Été 1900. Au retour d’un voyage en Russie, Rainer Maria Rilke, vingt-cinq ans, se rend à Worpswede, un village près de Brême où vit une communauté d’artistes. Il y fait la connaissance de Paula Becker, d’un an sa cadette, qui revient elle-même d’un séjour marquant à Paris. Entre la peintre et le poète se noue une relation profonde, complexe et changeante.
De la campagne allemande à Berlin ou Paris, entre mariages, naissances, tensions et retrouvailles, et jusqu’à la mort abrupte de la jeune femme, ces lettres inédites retracent les années au cours desquelles ces deux trajectoires exceptionnelles se sont croisées. Un échange que Rilke prolonge au-delà de la mort en écrivant son Requiem pour une amie, dans lequel il évoque Paula Becker « comme jamais personne n’a parlé d’elle » (extrait de la préface de Marie Darrieussecq).
Alexandre Pateau présentera sa traduction, parlera plus amplement de Rilke et lira des extraits des lettres ainsi que quelques poèmes, dont le "Requiem pour une amie", hommage de Rilke à Paula Modersohn-Becker. Passionné de théâtre, il aime à défendre le métier de traducteur vivant sur scène, en proposant au public des formats de lecture incarnée où l’exigence de la transposition littéraire rencontre la poésie et la musique – et, très souvent, l’humour et le burlesque.
La traduction de la correspondance paraitra en même temps qu'une nouvelle édition du célèbre poème en prose "La Chanson de l’amour et de la mort du cornette" Christoph Rilke avec plusieurs lettres et poèmes inédits. Les deux livres feront l’objet de plusieurs lectures musicales en France et en Suisse – les deux rencontres du 9 octobre à Marseille sont les premières de la série !
La manifestation a lieu grâce au soutien de Pro Helvetia.
Avec nos amies de la Maison allemande, nous avons le plaisir de vous inviter au prochain café linguistique à la Casa Consolat ! Suivant le principe du tandem, c’est l’occasion d’améliorer vos connaissances linguistiques en allemand et en français et de rencontrer de nouvelles personnes.
Le café linguistique s'adresse à tout·e·s les intéressé·e·s francophones et germanophones qui souhaitent apprendre la langue du pays voisin. La méthode tandem offre la possibilité de communiquer rapidement et facilement dans la langue de l'autre et de créer des partenariats linguistiques durables. Vous êtes curieux de savoir comment cela peut fonctionner ? Alors n'hésitez pas à vous inscrire !
L’inscription est obligatoire !! Nous vous remercions d’arriver à l’heure et de prévenir en cas d’empêchement, afin que les places libérées puissent être réattribuées. Merci d’indiquer également votre langue maternelle lors de l’inscription.
En collaboration avec nos partenaires du Centre franco-allemand de Provence et de Mobiklasse, nous invitons les nouvelles et nouveaux assistant.e.s de langue de l'académie d'Aix-Marseille et Nice à un moment d'échange et de rencontre. Ce rendez-vous vous permettra de découvrir nos programmes d'allemand dans les écoles et d'échanger vos expériences, vos attentes et vos idées concernant l'enseignement de l'allemand à l'école — et bien plus encore...
Participation sur réservation par mail à stephanie.kraemer@goethe.de
De Julian Radlmaier, All., 2025, vostfr., 90 min.
Avec C. Schwinning, M. Kieshavarz, H. Confurius
Deux époques, deux femmes : Neda, une jeune Iranienne au bras cassé, et Ursula, une serveuse est allemande au cœur brisé. Ensemble, elles avancent dans un lieu de contrastes. Y aurait-il des fantômes à Sangerhausen ? Le réalisateur dessine avec légèreté une réalité néolibérale, amorce une critique du capitalisme et l’aspiration à une autre vie.
Première mondiale dans la section Compétition Internationale du Festival du Film de Locarno.
Chaque année, le festival Kino Visions, dédié au cinéma germanophone, offre une vitrine aux jeunes talents, aux cinéastes confirmé·e·s et aux films du patrimoine.
En mars 2026, l'immense cinéaste et auteur Alexander Kluge nous a quittés. Nous lui rendons hommage, tout comme à Fritz Lang, dont on commémore cette année le 50e anniversaire de sa
mort.
Comme tous les ans, une séance sera consacrée spécialement au jeune public. Et bien sûr vous pouvez découvrir des coups de cœur pour de jeunes réalisatrices et réalisateurs. Enfin, nous accueillons cette année un nouveau partenaire de Hambourg : le festival du film Unerhört! qui nous propose un documentaire musical.
Les séances seront présentées par des cinéastes, actrices et acteurs et des professionnel·le·s du cinéma, et suivies d'une discussion avec le public.
- MERCREDI 23 SEPTEMBRE | 20h | LES VARIÉTÉS
soirée d'ouverture / avant-première FATHERLAND | VATERLAND
De Paweł Pawlikowski, All., Pol., Fr., It., 2026, vostfr.,
82 min. Avec H. Zischler, S. Hüller, A. Diehl
-JEUDI 24 SEPTEMBRE | 18h | LES VARIÉTÉS ANITA G. | ABSCHIED VON GESTERN
De Alexander Kluge, All., 1966, vostfr., 88 min.
Avec A. Kluge, H. Korte, E. Kunze-Peloggio
- JEUDI 24 SEPTEMBRE | 20h30 | LES VARIÉTÉS M LE MAUDIT | M - EINE STADT
SUCHT EINEN MÖRDER
De Fritz Lang, All., 1931. vostfr., 117 min.
Avec P. Lorre, E. Widmann, G. Gründgens
- VENDREDI 25 SEPTEMBRE | 14h | LES VARIÉTÉS
avec CinéAllemand (jeune public) ÊTRE VAINQUEUR | SIEGER SEIN
De Soleen Yusef, All. 2024, vostfr., 119 min.
Avec D. Agirman, M. Seven, A. Döhler
- VENDREDI 25 SEPTEMBRE | 20h30 | LA BALEINE
avant-première EVERYTIME
De Sarah Wollner, Autr., All., 2026 vostfr., 121 min.
Avec B. Minichmayr, L. Shirin, T. Lopez
- SAMEDI 26 SEPTEMBRE | 17h | ARTPLEXE GENTLE MONSTER
De Marie Kreutzer, Autr., 2026, vostfr., 114 min.
Avec L. Seydoux, L. Rupp, J. Haase, C. Deneuve
- SAMEDI 26 SEPTEMBRE | 20h30 | LES VARIÉTÉS LES PHANTÔMES DE JUILLET | SEHNSUCHT IN SANGERHAUSEN
De Julian Radlmaier, All., 2025, vostfr., 90 min.
Avec C. Schwinning, M. Kieshavarz, H. Confurius
- DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 15h30 | LES VARIÉTÉS CROSSING THE BRIDGE | THE SOUND OF ISTANBUL
De Fatih Akin, All., 2005, vostfr., 90 min. Avec E. Koray, S. Aksu, O. Gencebay
À l’occasion de la parution aux éditions des Argonautes de la traduction française de son roman « Les jeux heureux de l’enfance » (titre original : Gittersee), le Centre Franco-Allemand de Provence, le Goethe-Institut et Litterallea vous invitent à une rencontre avec l’autrice allemande Charlotte Gneuß.
Son premier roman « Les jeux heureux de l’enfance », a été nommé pour le Prix du livre allemand 2023 et a reçu de nombreuses distinctions. L’intrigue se déroule à Dresde dans la RDA des années 1970, et évoque l’ambiance particulière de surveillance et de suspicion de cette période qui a laissé de nombreuses séquelles.
Gittersee, dans la banlieue de Dresde, dans les années 1970 : après l’école, Karin, seize ans, s’occupe de sa petite sœur, tandis que sa grand-mère se remémore sa jeunesse nazie et que ses parents rêvent d’une autre vie. Karin se sent en sécurité auprès de son amie Marie, la seule fille de la classe qui ne veut pas simplement faire quelque chose plus tard, mais devenir quelqu’un : la première femme sur la Lune. Et Karin est amoureuse : de son ami Paul, qui aimerait être artiste mais travaille au fond du puits à la Wismut.
Mais lorsque Paul ne revient pas d’une randonnée, c’est Karin que la Stasi interroge. La jeune femme se retrouve alors entraînée dans un monde de surveillance et de suspicion, où chaque choix peut bouleverser son destin.
Née à Ludwigsbourg en 1992, Charlotte Gneuß a étudié le travail social ainsi que l’écriture littéraire et scénique. Elle travaille comme autrice, est contributrice invitée pourZEIT Online et a dirigé l’anthologie Glückwunsch.
Présentation en français et en allemand (avec traduction).
Animation : Joachim Umlauf, président de l’association Litterallea
Le Bundesjugendzupforchester (BJZO) est un orchestre national d’excellence qui réunit chaque année de jeunes mandolinistes, guitaristes et bassistes âgé·e·s de 16 à 26 ans venus de toute l’Allemagne. Véritable lieu de rencontre et d’échange, il leur offre l’opportunité de partager leur passion et de pratiquer la musique à un très haut niveau.
Cet été, l'orchestre entreprendra sa première tournée internationale et se produira en France aux côtés du soliste Vincent Beer-Demander lors d’une série de concerts.
Avec le soutien de la Fondation culturelle franco-allemande et du Goethe-Institut.
Ted Fendt : Auslandsreise (Foreign travel), 2026, 63’, allemand, français et italien
Léonie vit à Berlin et se consacre à la lecture des textes de l’essayiste italienne Anna Maria Ortese. Son ami Florian cherche en vain un appartement tandis qu’Hanna va être maman. La vie, l’amitié et la littérature s’entremêlent au sein d’un groupe de lecture informel.
Le stade serait-il devenu le lieu symbolique du fanatisme, là où l’on vénère les stars au-delà de l’impensable ? Fasciné par la beauté des dieux du stade autant que critique, Moritz Ostruschnjak crée une performance pour huit danseur·ses et cinq cents écharpes tour à tour masques, drapeaux, armes ou tapis de prière. Une tapisserie chorégraphique sur la culture fan aux images troublantes.
En jeans, t-shirts et casquettes vissées sur la tête, les danseur·ses empruntent aux ultras leur look, les écharpes siglées aux noms d’équipes du monde entier, les cris enthousiastes, dans un savant mélange chorégraphique et une scénographie évolutive. Le tout dans un embrasement collectif qui n’est pas sans rappeler les mouvements de foule et autres manifestations populaires. On chante à tue-tête, on hurle de joie ou de colère, on gesticule au moindre but marqué, on pleure la défaite de son camp face à l’adversaire, on implore la chance… bref, tout est prétexte à transformer la ferveur des tribunes en un langage physique codé, collectif et identitaire. Le sentiment d’exaltation atteint son paroxysme dans cette allégorie spectaculaire où s’entremêlent en continu des images vidéo électriques (extraits de matchs, de manifestations et de soulèvements tirés d’archives) sur un collage sonore composé d’hymnes sportifs, de sonorités orientales et de tubes pop. Issu du graffiti et du breakdance, Moritz Ostruschnjak surfe avec justesse sur un engouement planétaire – le foot – pour dénoncer « une société qui se soumet au pouvoir des images, [qui] rend hommage aux stars et aux populistes », à travers un maelström visuel, physique et sonore qui nous tient littéralement en haleine.
Les représentations à Marseille reçoivent le soutien du Goethe-Institut et du Fonds international pour la danse - Nationales Performance Netz financé par la Commission à la culture et aux médias de la République fédérale d'Allemagne.
La traduction littéraire est un espace où s'opèrent des réflexions linguistiques et culturelles sur des univers d'expérience spécifiques. Les pratiques de traduction et de publication peuvent ainsi ouvrir la voie à de nouveaux publics – ou au contraire la fermer.
effrey Trehudic et Marie Herrmann examinent cette question sous un angle féministe, queer, intersectionnel et plurilingue. Ils posent les questions suivantes : comment s'opère le transfert d'expériences spécifiques entre l'Allemagne et la France, et au-delà ? Et la traduction peut-elle être un espace propice à la compréhension et à la solidarité ?
Après des études de médiation culturelle et de traduction à Paris et en Allemagne, Jeffrey Trehudic s'installe à Berlin où il commence à travailler dans le milieu culturel franco-allemand, puis littéraire, avant de participer au programme Georges-Arthur Goldschmidt en 2022. Depuis 2022, il est traducteur littéraire de l'allemand et responsable éditorial de la revue Litterall, et il travaille également comme libraire.
Marie Hermann est éditrice, traductrice et interprète. Elle a fondé les éditions Hors d’atteinte en 2018, domiciliées à Marseille, et a notamment publié des ouvrages de Sara Ahmed, Jacques Bouveresse, Mehdi Charef, Mariame Kaba et Tassadit Imache, ainsi qu'une réactualisation des classiques Notre corps, nous-mêmes et Nos enfants, nous-mêmes. Elle a traduit des textes de Rosa Luxemburg, de Trevor Noah ou de Clara Zetkin.
Cette série de programmes est soutenue par le Fonds citoyen franco-allemand
Qui sommes-nous – et qu'est-ce qui nous définit ? Comment voulons-nous être perçus par les autres ? À quel point sommes-nous contradictoires et diversifiés ? Pouvons-nous changer notre identité ou nous accompagne-t-elle partout ?
Nous explorerons ces questions lors du prochain atelier théâtre animée par l'artiste invitée Mathilde Dewavrin et coordonnée par Tamira Pausch. Un lieu de rencontre sera créé, où des personnes d'horizons très divers formeront un collectif pendant une journée et tenteront de se rencontrer à travers leurs différentes identités. Nous utiliserons différentes techniques théâtrales pour découvrir de manière ludique comment nous fonctionnons en tant qu'individus et en tant que collectif. Nous examinerons ensemble comment nous voulons être perçus, à quel point nous sommes contradictoires et s'il est possible de se défaire de sa propre identité pendant un instant. L’objectif est de transformer ces interrogations en expérience corporelle directe à travers le jeu partagé.
Artiste-architecte évoluant entre Berlin et Marseille, Mathilde est scénographe de l’espace public. Après avoir étudié l’architecture à Paris et Rio de Janeiro, M a embarqué pour Berlin pour exercer le métier d’architecte. Son désir d’inscrire son travail dans une approche politisée des dynamiques actuelles l'entraîne à quitter les structures conventionnelles pour évoluer sur des sentiers moins arpentés.
Sa pratique inclut des installations in situ, de la mise en scène en espace public, des workshops ouverts au public, de la scénographie et de nombreuses formes hybrides. En 2018, Mathilde cofonde le collectif Trouble à Berlin avec lequel sont menées les mêmes explorations par le prisme du théâtre. En 2024, Mathilde a commencé à enseigner le théâtre en espace public à l’école d’architecture de Marseille (ENSA Marseille). En 2025, elle écrit et met en scène “Une démocratie de pierre” pour la Citadelle de Marseille.
Nous travaillerons autour d’un corpus de texte constitué par les contributions des participant·es au workshop (textes choisis, production personnelle, poèmes, article de presse,…)
Aucune expérience théâtrale nécessaire !
Il est nécessaire de s'inscrire à Tamira.Pausch.extern@goethe.de pour participer.
L'atelier est accessible à toutes et tous. Afin que nous puissions préparer cette journée de manière optimale pour tous les participants, merci de nous informer à l'avance si vous avez besoin d'une aide particulière.
La traduction est un exercice d’équilibre entre fidélité au texte original et adaptation au public. Mais qu’en est-il lorsqu’il s’agit de bande dessinée ?
À l’occasion de cette table ronde, plusieur traducteur⸱ice⸱s échangeront autour des enjeux « classiques » de la traduction — choix lexicaux, restitution des styles, adaptation culturelle — tout en abordant les défis spécifiques propres au neuvième art : calibrer le texte pour qu’il s’insère dans les bulles, traduire (ou non) les onomatopées, adapter les éléments textuels intégrés au dessin (enseignes, panneaux…), ou encore gérer les différences de sens de lecture, notamment pour les mangas japonais ou les bandes dessinées arabophones.
Cette rencontre réunira :
> Marc Voline, traducteur notamment de Krazy Kat aux éditions Les Rêveurs et biographe de George Herriman
> Cédric Calas, traducteur de nombreux comics de super-héros
> Jeffrey Trehudic traducteur (allemand-francais) de KOMA, de Leonie Ott (éditions Misma)
> (sous réserve) Vincent Zouzoulkovsky, traducteur du manga Gen aux pieds nus de Keiji Nakazawa
Professionnel⸱le⸱s, amateur⸱e⸱s de bande dessinée ou curieuses et curieux des coulisses de la traduction : venez découvrir les multiples facettes de ce travail souvent invisible mais essentiel.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.
Dans le cadre du festival BIM, l’artiste de bande dessinée hambourgeois.e Noëlle Kröger présente sa graphic novel La Meute (paru chez Cambourakis, 2025).
À la fin du XIXᵉ siècle, la recherche scientifique est sur le point de réaliser une avancée majeure : dans une petite ville française, l’Institut des sciences contemporaines capture le premier loup-garou vivant. Une chance inespérée pour Margot, qui vient tout juste d’y commencer son stage pratique et brûle d’envie de s’investir pleinement dans son travail. Freinée par ses collègues masculins, elle se retrouve d’abord livrée à elle-même et découvre rapidement que le loup-garou n’est pas ce que la science veut voir en lui. Mais parce qu’elle est une femme, sa voix n’est pas entendue. Avec Versailles, le loup-garou captif, elle finit par tenter une évasion vers un avenir incertain…
Ce premier ouvrage de Noëlle Kröger est un plaidoyer pour interroger les préjugés et chercher des moyens de déconstruire les structures discriminatoires. Souvent, il n’existe pas de solutions simples. Ni pour les loups-garous, ni pour les humains.
Cette lecture bilingue a été conçue dans le cadre d’un dispositif élaboré par des étudiant.e.s du master Médiation culturelle de l’université Aix-Marseille.
L’événement est une coopération entre BIM, le Goethe-Institut Marseille et les Bibliothèques de la Ville de Marseille.
La lecture est gratuite et aucune connaissance de la langue allemande n’est requise. La publication est recommandée à partir de 12 ans.
Les avancées en matière d'intelligence artificielle soulèvent de nouvelles questions concernant la création artistique, la paternité des œuvres et les co-créations entre l'homme et la technologie. Dans quelle mesure l'IA représente-t-elle ici une menace – et dans quelle mesure constitue-t-elle une opportunité pour de nouvelles formes de création artistique ? Christian von Borries et André Fischer abordent ces questions sous un angle à la fois pratique et scientifique.
Christian von Borries crée des œuvres à partir d’autres médias. Il est chef d’orchestre, compositeur, cinéaste et producteur de projets psychogéographiques in situ. Son travail a notamment fait l’objet de commandes du Festival de Lucerne, du Kunstfest Weimar, de la Volksbühne de Berlin, du Kampnagel de Hambourg et de la documenta 12. Ses films ont été primés à Marseille et à Hambourg.
André Fischer est directeur artistique du Festival MixBrasil, le plus grand événement culturel queer d’Amérique latine, et curateur invité dans nombreux festivals à travers le monde. En tant que doctorant et titulaire d’un master en Image et Son à l’UFSCar, il développe une recherche sur l’auctorialité et les représentations queer dans l’audiovisuel à l’ère de l’intelligence artificielle, et effectue actuellement un séjour doctoral à Aix-Marseille Université.
L'événement se déroulera en français.
Après la rencontre, un verre de l'amitié sera offert.
Cette série de programmes est soutenue par le Fonds citoyen franco-allemand.
Présentation de l’ouvrage Les révoltes de la dignité par les autrices Leyla Dakhli et Laurence Dufresne Aubertin et conversation avec les artistes de la programmation du festival.
En quoi et comment la notion de dignité (كرامة) est commune aux soulèvements et révolutions du Sud de la Méditerranée depuis les années 50?
À partir d’un travail de recherche et de documentation, Leyla Dakhli, historienne, et Laurence Dufresne Aubertin, docteure en sciences politique, ont dirigé l’ouvrage collectif Les Révoltes de la dignité (Éditions du Seuil, sortie le 15 mai 2026). En 2024, le projet faisait étape au festival Dream City sous la forme d’une exposition et de rencontres.
Autour de la présentation de l’ouvrage collectif, Leyla Dakhli ouvrira la conversation avec les artistes de la programmation et le public.
«La question de la dignité traverse les révoltes et révolutions dans les mondes arabes comme une évidence. Saisie comme émotion politique, elle anime les luttes sociales et les contestations depuis la fin des années 1970, et de manière encore plus saillante les révolutions à partir de 2011. Loin de se limiter à la question de l’accès au minimum vital (se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner), elle détermine un espace de la vie digne qui excède ces revendications.
Tout au long de la Méditerranée méridionale et orientale, des moments, des trajectoires, des situations collectives sont les lieux d’une enquête pour saisir les sens de la dignité, au plus près des vies individuelles et des communautés, des aspirations et des revendications. Cette enquête collective est restituée par la mise en dialogue de cartes sensibles et de textes. Elle contribue à écrire l’histoire des révoltes postcoloniales dans la région, à partir de celles et ceux qui les ont espérées, vécues, et qui y ont perdu la vie. Elle donne des clés de compréhension de ce qui continuent à susciter la colère, la mobilisation et la solidarité au présent.»
Leyla Dakhli est historienne, chargée de recherches au CNRS. Spécialiste de l’histoire intellectuelle et sociale du monde arabe contemporain, elle a dirigé le projet DREAM (Drafting and Enacting the Revolution in the Arab Mediterranean), financé par le Conseil européen de la recherche, à l’origine de ce livre.
Laurence Dufresne - Aubertin est docteure en science politique. Ses recherches portent sur les formes de la politisation des classes populaires. Les autrices et auteurs ici réunis ont travaillé ensemble pendant plusieurs années. Chacune et chacun apporte ici sa contribution à partir d’un lieu particulier, celui de ses recherches propres.
„Watertongue“ ist eine ortsspezifische Performance, die die tiefe Verbindung zwischen Stimme und Umgebung erforscht und mit dem „ökologischen Gedächtnis“ einer sich ständig wandelnden Landschaft in Resonanz tritt. Durch mimetischen Gesang, Wassergeräusche, rituelle Gesten und Erzählung harmoniert die Stimme mit ihrer Umgebung. Sie bewegt sich zwischen der An- und Abwesenheit von Wasser und beschwört die Laute von Tieren wie Vögeln, Fröschen, Insekten und anderen wandernden Stimmen der Wildnis herauf. Die Performance entfaltet einen Wahrnehmungsraum, in dem Atem, Geräusche, fragmentierte Melodien, erfundene Sprachen sowie reale und imaginäre Wassergeräusche miteinander verschmelzen, während der Körper zu einer akustischen Schwelle wird, an der menschliche und übermenschliche Stimmen aufeinandertreffen.
Jede Ausgabe des Festivals Lips ist als Ort des Austauschs und des Miteinanders konzipiert: ein Netzwerk der Zusammenarbeit mit Künstler*innen, Institutionen und Einwohner*innen in Aix-en-Provence und der Region. Lips verbindet aufstrebende, hybride und interdisziplinäre künstlerische Praktiken miteinander. Es bringt verschiedene Formen und Wege der Begegnung mit dem Publikum zusammen. Jedes Jahr widmet es sich einem Reflexionsfeld, um Denken und Handeln anzuregen. Sein Name – der eines Windes aus Südwesten – deutet von vornherein auf einen Wunsch hin: Schwingungen zu erzeugen, Durchlässigkeiten zu öffnen, die Temperatur zu verändern. Aber Lips verweist auch auf den Mund, das Sprachorgan, diesen Berührungspunkt zwischen Innerem und Äußerem, zwischen dem Selbst und der Welt.
Le football : pour certains, un sujet secondair; pour d'autres, une véritable passion. Mais le football, c'est aussi le théâtre de négociations sociales, de solidarité et d'émancipation. Yaël Kempf et Amin Motallebzadeh nous font part de leur approche artistique et personnelle de ce sport. Les accents lyriques et religieux de « Conference oft he Birds» de Motallebzadeh se mêlent ici aux expériences vécues par Kempf au sein d’une équipe féminine de football marseillaise.
Cette série de manifestations est soutenue par le Fonds citoyen franco-allemand et organisée par l'association Litterallea en collaboration avec le FID Marseille.